// juin 10th, 2010 // 2 Comments » // Bloggers & compagnie, Business is business
Depuis 6 mois environ, on a vu débarquer en France des réseaux sociaux géolocalisés. Parmi lesquels on peut distinguer : Foursquare, Plyce, Gowalla et plus récemment, Veniu. (liste non exhaustive).
Pour faire simple, ils permettent de dire à vos amis (utilisateurs des mêmes réseaux) où vous vous trouvez, via votre smartphone, en se « checkant » grâce à une application dédiée. C’est là, la fonction primaire de ces réseaux. On peut également ajouter commentaires et photos (pour certains) permettant ainsi de partager ses avis et humeurs sur le lieu en question.
A cette fonction, s’ajoute une dimension ludique qui consiste à attribuer des points (voire des badges/médailles) si vous êtes un visiteur régulier d’un des endroits où vous vous checkez. Jusqu’à devenir le « maire » des lieux si vous êtes celui qui se signale le plus (gare, restaurant, bar, magasin, square…).
Jusque là, c’est sympa, mais on a vite fait le tour de la question et on peut vite perdre l’envie de devenir le « maire » fictif d’un lieu. Qui a envie de jouer au Monopoly ou à Risk, tous les jours. Ça devient lassant.
C’est donc là qu’intervient un intérêt complémentaire : celui des marques et de leur stratégie de promotion/fidélisation. Il s’agit de s’appuyer sur ces réseaux pour « incentiver » clients et prospects, et les inciter à venir et à revenir, à l’instar de ce que le Secret Square peut faire ces dernières semaines : celui de ses clients qui deviendra le « maire » du lieu (en se checkant sur le réseau, ici Foursquare) à une date donnée, se verra offrir une bouteille de Champagne.
En France, les opérations basées sur ces nouveaux outils restent encore timides. Le Secret Square fait figure de précurseur sur ce point (à ma connaissance).
Cela fait 6 mois que je teste ces différents réseaux, mais je dois avouer que c’est Foursquare que j’utilise le plus. Il y a les ardents défenseurs des réseaux franco/européens que sont Plyce et Veniu qui vous diront que l’un ou l’autre est plus ci ou ça. Pour ma part, mon choix s’est porté sur 2 critères simples : Foursquare est le premier que j’ai testé (et engagé une compétition avec un autre utilisateur pour gagner, et conserver, la place de maire de certaines gares) et son ergonomie. Rien de bien rationnel en fait.
Est-ce que je vais continuer à utiliser ces réseaux ?
Pour être honnête, je n’en sais rien. Comme je l’écris en début de note, la fonction de localisation et l’aspect ludique ne suffiront pas, il me semble, à transformer l’essai sur le long terme. Ils devront, pour attirer de nouveaux utilisateurs et fidéliser les early adopters, inciter les marques, bars, restaurants… à inclure les réseaux sociaux géolocalisés dans leur stratégie « marcom ». Comme peut le faire Starbucks par ailleurs.