Pas à pas
// juin 27th, 2012 // 2 Comments » // Ma petite entreprise
Cela fait près d’un an que je n’ai pas publié un article sur ce blog. La faute à Twitter, Facebook, le boulot et l’envie également.
Je n’annonce pas un retour à la publication régulière. Je souhaitais juste parler de mademoiselle Z.
Avoir une enfant différente, c’est souvent compliqué. A osciller entre espoir et désespoir, il n’est pas toujours évident de garder l’équilibre et de rester optimiste. Le quotidien est souvent très rude, parce qu’avoir des enfants demande de la patience. Avoir une enfant handicapée suppose d’avoir de la patience à revendre.
On aimerait qu’un jour, au réveil, la demoiselle soit miraculeusement devenue une enfant comme les autres. Pas plus intelligente, pas plus drôle, juste une enfant normale. Il existera toujours des peurs et des doutes face à son avenir, et comment chacun de ses parents saura faire face à cet avenir.
Mais il faut aussi constater les progrès de Mademoiselle. Parce que si petits semblent-ils être, ils sont des pas de géant dans la vie ma Princesse.
Depuis 4 ans, Z est suivi par une orthophoniste et un psychomotricien, à raison de plusieurs rendez-vous hebdommadaires. Depuis septembre, elle est dans une CLIS, classe d’intégration scolaire. Une classe « spécialisée » dans une école « classique », qui accueille 10 à 12 enfants, âgés de 6 à 12 ans. Chaque enfant bénéficie d’un programme adapté à son handicap. Les relations avec l’enseignante ne sont pas toujours au beau fixe. Ceux d’entre vous qui me suivent sur Twitter/Facebook ont pu suivre de loin les tensions avec la dame.
Bref. Tout ça pour dire que Mademoiselle Z fait des progrès. Elle parle de mieux en mieux, même si elle a tendance à retenir les mots/ expressions, qu’il faudrait éviter.
Elle a eu en effet la bonne idée de retenir une petite expression, entendue je ne sais où, Made in England : F*UCK YOU !
Pour être honnête, lorsqu’elle m’a sorti ce doux mot, j’ai hésité entre la colère, le rire et une grande joie. Bon, donc en fait, j’ai pris l’air sévère mais mes yeux riaient de façon autonome. Je sais, c’est mal. Mais c’est tellement bon de voir qu’elle prononce de plus en plus de mots correctement. Qu’elle arrive à formuler presque des phrases entières. Et quand il manque des mots, on voit tout de même l’envie de dire et donc des progrès accomplis.
Autre point qui fait ma joie de petit papa, c’est son envie d’écrire. C’est relativement récent. Alors, certes, à l’exception de papa, maman, son prénom, elle ne sait pas écrire seule les mots, mais elle demande à ce que les mots lui soient épelés. Et elle les écrit avec succès.
ça vous semble peut-être anodin, mais pour moi, c’est énorme de voir ces évolutions. Chaque petit progrès constitue une victoire sur le handicap.


